Histoire de la commune

Zone de Texte: Mairie : 
2, le Bourg
86210 BELLEFONDS
Tél : 05.49.85.23.22
Fax: 05 49 85 66 52

Horaires : 
Lundi, Mardi, Jeudi, Vendredi 8h00-12h30 14h00-18h00
Tous les Samedi impairs :
9h00-12h00


Contact Email : 
bellefonds@departement86.fr

Recensement de 2016 : 
Zone de Texte: Etymologie
Zone de Texte: Histoire 
Zone de Texte: Culte

Bellefonds se trouve sur l’axe routier reliant Châtellerault à Chauvigny et en partie dans la Vallée de la Vienne. Elle jouxte les communes de Archigny, Bonneuil-Matours, Bonnes et La Chapelle Moulière.

 

Sur le plateau, des traces visibles de fours destinés à l'extraction de métal à l'âge de fer témoignent de l'occupation ancienne du territoire. La découverte vers 1900 de vestiges de thermes et de monnaies au Port-à-Patin atteste l'existence d'une vaste villa romaine.

 

La vallée, la colline et le plateau ont favorisé la pratique de la polyculture. Hormis l'extraction de marne sur le coteau, l'industrie ne s'y est pas développée. Visitée pour son site pittoresque, Bellefonds demeure avant tout un village à vocation agricole.

 

De nombreuses légendes sont encore racontées, parmi lesquelles celle d'un certain marquis de Pleumartin, tombé dans un lavoir et sauvé par deux pauvres paysans à qui il a offert les terres du plateau. L'eau est encore le sujet d'autres légendes, telle celle selon laquelle le son d'une cloche jetée dans le ruisseau par des barbares retentirait chaque nuit de Noël à la fontaine.

 

La population est en constante augmentation:

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

Actuellement, avec une densité de 29,1 habitants par km², Bellefonds a connu une nette hausse de population  soit + 18,2% par rapport à 1999.

 

Le chœur de cette modeste église à nef unique remonte au XIIème siècle. Le bâtiment accueillait probablement autrefois la chapelle des seigneurs du Vieux Bellefonds. Une statue de Saint Antoine accompagné d’un petit cochon est conservée dans l’église. Saint Antoine est le héros d’une légende locale selon laquelle, renonçant au vin de Saint-Binifet, Antoine a fait jaillir l’eau sur le coteau. Un vitrail est consacré à Saint hilaire, patron de l’église, laquelle abriterait un calice offert par Napoléon III. En 1845,  le ministère de la Justice et des Cultes mène dans toutes les communes du département de la Vienne une enquête sur les églises.

Certaines d’entre elles sont alors considérées comme trop exiguës en certaines circonstances. Ainsi, lorsque la Vienne et l’Ozon sont en crue, l’église de Bellefonds doit accueillir des habitants de Bonnes, de Bonneuil-Matours et d’Archigny qui ne peuvent franchir ces cours d’eau pour atteindre leur église paroissiale. Si un décès survient alors parmi eux, la sépulture est toujours pratiquée à Bellefonds  .

 

 

Un peu d’histoire sur Saint-Antoine :

 

Saint ANTOINE le GRAND ermite vivant en Egypte en l’an 251 de notre ère, avait acquis une grande réputation de sainteté dans tout le monde chrétien de l’époque, guérissant des malades, faisant jaillir des sources miraculeuses et domptant les bêtes féroces. En l’an 1070, ses reliques furent ramenées en France , dans un village reculé de l’Isère : La Mothe aux bois, renommé depuis Saint Antoine de Viennois.

En 1089, une épidémie d ‘un mal nouveau se répandit dans la région.

On se rappela que Saint Antoine avait souffert toute sa vie d’hallucinations et de douleurs semblables à celles provoquées par cette épidémie, mais qu’il avait fini par guérir.

Saint Antoine, et son cochon, est fêté dans le calendrier des saints de l’Eglise catholique au mois de janvier, et ce n’est pas un hasard.

Ainsi naquit au long des temps la fête de Saint Antoine à Bellefonds, où l’on venait de loin pour danser et festoyer.

Dans les cuisines, boudins et  saucisses cuisaient, dont les danseurs affamés allaient se faire des ventrées.

A l’approche des années soixante, la fête de Saint Antoine cessa d’exister à Bellefonds

Il faut attendre l’année 2016 pour qu’une heureuse initiative municipale la rétablisse sous une forme plus restreinte mais avec la même motivation : faire se rencontrer les générations autour d’une table et dans une ambiance festive. La fête de ce 23 janvier 2016 n’attendait plus qu’à se renouveler après ce plein succès.

 

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L’église Saint Hilaire:

 

Une première église:

 

                 On a trouvé des vestiges gallo-romain au Vieux Bellefonds, au cimetière, au pont de Jard, mais le nom évoque plutôt une agglomération plus récente. Un grand domaine est cité a Bellefonds au 10e siècle, et vers 1088– date ou l’on retrouve de nombreux témoins de l’acte en question —  Airaud de Monthoiron donne a l’abbé de Saint-Cyprien de Poitiers ses biens à Bellefonds  (« Belfunt ») comprenant une « église construite en l’honneur de saint Hilaire » et un moulin.   Jusqu’à la Révolution, le prieuré et la cure de Bellefonds relevaient de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. De l’église romane subsiste le chœur actuel, mais aussi une partie des murs de la nef, notamment du coté sud (petite baie à faux claveaux, contrefort).

 

Des réfections au 19e siècle 

 

                 Au début du 19e siècle la porte de la façade occidentale fut fermée, ce qui conduisit à ouvrir une petite porte dans le mur sud de la nef. Le cimetière qui flanquait l’église a cessé d’être  utilisé en 1844. On décidera, en 1850, de construire une sacristie sur l’emplacement de cet ancien cimetière. Aujourd’hui, lors des funérailles, l’église est souvent trop petite et un haut-parleur installé au niveau du chœur permet à ceux qui n’ont pu trouver place dans l’église et sont sur l’espace de l’ancien cimetière,de suivre la cérémonie. C’est sans doute de la fin du 19e siècle que date la voûte en plein cintre à doubleaux de la nerf. On a mention de réparations, notamment à la toiture, en 1893 et 1895. Le clocher entièrement couvert d’ardoise, est situé tout à l’ouest de l’église. En 1865 est signalée l’arrivée de deux cloches. Le chœur est aujourd’hui à demi enfoncé par rapport à la route. En fait, il a servi d’appui  lors de la création de la route qui suit le flanc de la colline. Auprès de l’église il n’y a que la mairie et quelques maisons.

 

Un plan tout simple

 

                 A l’intérieur, le plan de l’église est d’une grande simplicité: nef unique, avec tribune en bois à l’ouest, mur nord aveugle, mur sud avec quatre fenêtres, chœur  moins large, d’une travée droite et une abside semi-circulaire. Le chœur très dépouillé, est la partie la plus ancienne de l’église, avec deux chapiteaux peu travaillés qui portent l’arc triomphal. Le vitrail de la baie axiale, le seul de l’église, est de Guérithault, verrier de Poitiers (fin 19e). Les armes des donateurs sont celles des familles Lauzon-Morthemer. Ce vitrail représente le patron de l’église, Saint Hilaire, qui porte son œuvre majeure, le De la trinité ( De trinitate). Saint Hilaire, premier évêque attesté du diocèse de Poitiers au 4e siècle, docteur de l’Eglise, est l’un des grands auteurs chrétiens. Exilé pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l’arianisme, il rédige son ouvrage le plus connu, le De trinitate, et revient d’Orient pour finir ses jours à Poitiers en 367 ou 368. Il est le patron du diocèse de Poitiers. Le tabernacle, moderne, est placé sous le vitrail. Le musée de Châtellerault conserve une porte ancienne de tabernacle, polychrome, avec représentation du Christ-roi, qui provient d’un ancien autel de Bellefonds. 

L’autel actuel, constitué d’un bloc de pierre, a été mis dans le chœur pour permettre la célébration face au peuple, à la suite du concile de Vatican II (1962-1965).

 

Le statuaire

 

                 Au milieu du mur nord, la statue de Jeanne d’Arc a été placée au-dessus du monument aux morts (« Souvenez-vous dans vos prières des enfants de la paroisse morts pour la patrie »). La bergère de Domrémy, qui fit la guerre aux Anglais, fut beaucoup invoquée au début de 20e siècle, comme devant aider à chasser l’Allemand de l’Alsace et de la Lorraine. Elle fut béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. Contre ce même mur nord, la statut de saint Joseph avec l’Enfant et une fleur de lis (symbole de pureté) a pour pendant ordinaire, du coté sud, mais à l’entrée du chœur  une statut de la Vierge à l’Enfant. Rare est, à la jonction de la nef et du chœur , du coté gauche, la représentation de Saint-Antoine le Grand un des initiateurs de la vie monastique en Egypte (3e-4e siècle). L’abbaye de Saint-Antoine de Viennois, en Isère, fut chef d’un ordre hospitalier au Moyen-âge. Les Antonins soignaient en particulier le feu de Saint-Antoine, intoxication due à l’ergot du seigle. Le lard était censé être un remède efficace contre ce mal, d’où la représentation d’un cochon auprès du saint. Dans la nef, se trouve une statuette de la Vierge de Lourdes. Dans la tribune, ont été déposées les statues du Sacré-Cœur, de Sainte Radegonde, de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.